B.B. Phoques
Montréal, Québec, Canada - 26 mars 2006
Par Max
Brigitte Bardot continue sa croisade pour la survie
des phoques. L’actrice septuagénaire a prouvé au cours des dernières
décennies qu’elle avait encore une certaine capacité à s’émouvoir. Elle
doit avoir encore celui d’émouvoir les autres puisque l’ex Beatle Paul
McCartney s’est aussi laissé attendrir par les phoques chassés sur les
banquises canadiennes.
Pour tenter de convaincre le monde à sa cause, l’icône du cinéma français
a eu le mauvais goût de représenter les phoques par un enfant assassiné
sur une banquise. La lutte de Brigitte Bardot pour les phoques perd un peu
de son sens quand on sait que la population de phoques dépasse les 5,8
millions d’individus et que la chasse printanière réussit à peine à éviter
une surpopulation de ces mammifères. Mais madame Bardot se fout des bancs
de poissons que menacent une surpopulation de phoques tout autant que des
habitants que ces poissons servent à nourrir.
Ce qui est pathétique dans la vision de Brigitte Bardot, c’est le peu
d’empathie qu’elle a toujours semblé manifester pour les enfants qui
meurent partout de violence, de froid, de faim ou de maladie. Comment un
être humain peut-il verser autant de larmes pour des animaux et rester
aussi indifférent à la misère humaine.
Quant à Sir McCartney, il est étonnant de le voir pavoiser sur les
banquises canadiennes à défendre des mammifères marins. A-t-il oublié que
sa mère patrie, capitale de la chasse à court, n’a pas de leçon à donner à
quelque peuple que ce soit en matière de protection et de respect des
animaux.
Si madame Bardot n’a pas acquis sa renommée grâce à l’acuité de son
intelligence et de sa sagesse, on peut se demander qu’a soudainement à
gagner Paul McCartney en se faisant l’ardent défenseur d’un troupeau
capable d’envahir les mers et de dévaster des populations de poissons.
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